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Place aux coups de coeur, aux coups de gueule...
Bout de vie
Ma première relation dite « sexuelle », je la qualifierais de « sensuelle » plutôt, s'est déroulée avec un anglais "In London" quand j'avais 21 ans. Ces premiers moments érotiques de ma vie m'ont marqué et je n'ai pu m'en défaire dans ma tête. Pourquoi ? Comment ? Bref tout le tralala habituel et en prime, devinez-quoi ? La CULPABILITE,le mal être récurrent....
J'ai traîné çà toute ma vie jusqu'à présent. J'ai eu deux enfants que j'adore, j'ai connu plusieurs femmes mais rien n'y fait... Malgré mon âge, j'ai encore un physique qui plaît. Il s'agit donc maintenant de profiter de ces dernières années
qui me restent pour m'épanouir.
L' angoisse qui m'a dominé est celle du dilemme : « Si tu veux aimer une femme, elle n'accepteras jamais ta sensualité, ta bisexualité, donc : « Oublie ton ressenti et enfouis bien profondément tes émotions sensuelles ».C'est
ce que j'ai fais, avec tout le malaise qui en a découlé et les tentatives d'auto-thérapie. Comme autre solution,je me suis dis qu'il fallait que je fasse passer le boulot avant mes désirs de manière à les occulter. Peine perdue évidemment !
Alors, quand je lis le témoignage d'Agathe qui dit apprécier les hommes bi, je suis désarçonné car il m'apparaît alors que je pourrai être heureux, que j'aurais
pu être heureux depuis longtemps si j'avais rencontré une femme comme elle. Et aussi que je ne suis pas si « mauvais » que çà ! Pourrais-je savoir sur quel site internet « Agathe » ..fait ses rencontres ?
J'ai attendu longtemps, je me disais qu'il fallait éviter que ma famille apprenne qui j'étais. Maintenant que ma mère, mon père sont décédés, que mes enfants sont grands et libres de mener la vie qu'ils souhaitent, c'est à mon tour.
Le hic est que j'ai recommencé une relation «traditionnelle» avec une femme il y a deux ans alors qu'à l'époque déjà je m'étais dit qu'il fallait que j'évite cela. Elle m'aime vraiment je crois, me le prouve et je suis devenu le centre de sa vie. Je n'ai plus aucune liberté. Je la respecte profondément, nous nous entendons à
merveille intellectuellement. Mais elle ne correspond pas à ce qui me plaît chez une femme , dans le domaine de la sensualité et de la féminité. Il est aussi hors de question , pour l'instant, que je la quitte car je crains de la faire trop souffrir. Et je n'ose pas lui parler de ce qui vit au fond de moi.
Mais n'est-ce pas égoïste de ne pas lui dire la vérité ?
Sans doute que oui.mais je n' y arrive pas. Help please !
Frédéric
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